Leur vision de l’IE
Découvrez leurs réactions après les différents évènements qui ont bousculé la vie de leurs entreprises.
Quelle est leur vision de l’intelligence économique, et notamment de la protection de l’information ?
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Aurélien LAILHETTE, DG de Filpartout :
« Je connaissais la pratique de l’IE car la CCI m’avait convié il y a plusieurs mois à une conférence. La protection de l’information n’est qu’un volet de l’IE. Filpartout s’est toujours axée sur la vision offensive de l’IE en créant notamment une cellule de veille technologique. Pour autant, nous manquions d’organisation. Le partage des connaissances ne se faisait pas correctement. Cela a gêné notre développement et nous a coûté plusieurs marchés.
Pour le choix de Smith, je ne sais plus comment j’ai eu sa carte. J’ai du être rapide car j’avais besoin de ces infos. Et je n’ai pas pris le temps de lui demander d’informations sur sa méthode.
Cette expérience m’a appris que le choix d’un prestataire est tout aussi vital dans une société que n’importe quelle démarche commerciale. Et puis j’ai surtout compris que l’observation de son environnement, les études prospectives, et le benchmark sont des pratiques primordiales pour le développement de son entreprise.
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Cyril CHABOY, Directeur commercial d’UNILIF :
Avant, l’intelligence économique n’avait pour lui aucune signification. Comme son patron, confiant dans la réussite de sa société, il était convaincu qu’elle ne pouvait faire l’objet de telles menaces.
« J’avoue que je ne pensais pas que je pourrais un jour être suivi. Ou du moins pas par quelqu’un d’autres que ma femme !
Je ne me suis jamais méfié des personnes que j’ai pu croiser au restaurant, dans un salon. Mon travail de directeur commercial m’oblige à révéler des informations régulièrement afin de convaincre nos clients que nous sommes les meilleurs. Ça me semblait naturel !
Grâce à cette expérience, j’ai compris qu’il fallait être plus réservé, plus mesuré vis-à-vis de ses interlocuteurs et rester sur ses gardes. »
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Frédéric HERY, PDG d’UNILIF :
Pour lui, l’information était un enjeu mineur. D’après lui, ses produits et services ne l’exposaient pas aux risques d’espionnage.
« Les écoutes, les filatures sont l’apanage des grandes entreprises et des services d’état, je ne suis qu’un petit chef d’entreprise versaillais. Qui aurait pu m’en vouloir ?
J’étais naïf, la concurrence est rude surtout quand vous êtes le leader. Vous êtes la cible. J’ai compris avec cette expérience que certain était prêt à tout. A l’avenir, il me faudra être plus vigilant et surveiller mon environnement »
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SMITH, Spyconseil :
« J’étais très bon dans ce que je faisais et c’est vrai que d’un point de vue de la légalité et de la moralité, j’ai souvent transigé. Mais soyons clairs, des gars comme moi sur le marché, il y en pas mal !
Certes je suis tombé sur de bons pigeons, qui ne m’ont jamais repéré, mais les barbouzes sont souvent mieux organisés. Donc si mes actions peuvent apparaître comme un cliché, la concurrence ne fait pas toujours cas de la légalité.
Les français sont tellement en retard en termes de méthodes et de culture face aux américains, aux chinois, aux russes et mêmes aux anglais.
La nouvelle génération de l’IE cherche à se prémunir de ses excès. Pour autant restez vigilant et sachez vous entourer»
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